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4 Juillet 2026 : une date-phare pour la toute jeune République de Californie, symbole de son indépendance et de sa sécession avec l'Union ; mais qu'en est-il quelques années plus tard, alors que la Cité des Anges fête l'avènement de 2032 ? Ce supplément lève ainsi le voile sur les coulisses de la sécession, sur la politique californienne locale, fédérale et internationale, sur les principaux partis et lobbies, ainsi que sur la mairie de Los Angeles.
Comme à l'accoutumée, le supplément comprend une section LAPD blues, donnant le pouls de l'unité COPS jour après jour. Ainsi, l'enquête sur le meurtre du détective Cortez progresse tandis que se croisent vétérans et nouvelles figures du COPS, évoquant tour à tour le retour de "Proc", le passage à tabac de Brad Simpson, les malheurs de "Pas de Bol" Webster et la remise en marche de la machine à café.
Le supplément enchaîne alors avec le premier chapitre, les Dossiers du LAPD. Pour commencer, un retour sur la déclaration d'indépendance de la Californie, au travers de l'interview d'un "porteur de valises" sans complaisance - autant dire un regard bien éloigné des manuels d'histoire officiels, qui pose bon nombre de questions quant aux moyens mis en oeuvre lors de la sécession et aux acteurs majeurs de l'époque. Au final, qui manipule qui, de l'Union, de la Californie et de telle personne ou consortium ? Retour en arrière, sur vingt années de politique de l'ombre. A signaler çà et là plusieurs encarts, consacrés aux lobbies (qu'ils soient politiques, financiers, écologistes, technologiques ou idéologiques - et plus ou moins dangereux) ainsi qu'aux dernières nouvelles policières et judiciaires du tout Los Angeles.
Puis il est temps d'obtenir une vision plus neutre de la République, avec une étude de ses composantes, de son organisation et de ses institutions. En dépit de son nom, que certains proposent d'ailleurs de modifier, la République de Californie ne se limite pas au seul Golden State, mais comprend également Hawaï et le Nevada : trois états formant une fédération sur le modèle des anciens USA.
Première étape : l'état fédéral, avec sa constitution, ses instances législatives et exécutives, son système judiciaire et ses agences fédérales (policières ou non). Ce sera également l'occasion de découvrir Sacramento, capitale tant de la République que de l'état de Californie - un cumul parfois indigeste, au point que certains envisagent un transfert de pouvoir à Los Angeles. Mais les taux de criminalité records de la ville plaident jusque-là en sa défaveur... Autre pomme de discorde : la représentativité d'Hawaï et du Nevada au Congrès face à la toute-puissante Californie - que peuvent les huit représentants des deux états face aux cinquante-cinq représentants californiens ?
Deuxième étape : l'état de Californie, avec à son tour sa constitution et ses différentes institutions nationales.
Troisième étape, "l'Ours à trois têtes", alias le chevauchement souvent complexe des pouvoirs fédéraux, nationaux et locaux. Les cops sont ici directement concernés, puisque cette superposition les fera croiser tôt ou tard les agents du shérif de tel comté, de la police de telle municipalité, de la California Highway Patrol, de l'armée et des agences fédérales. Dans ce cas, qui est compétent et qui peut faire pression sur l'autre ? D'autres questions surgissent, telles que le mode de scrutin, le planning des futures élections, la corruption en 2032 et le jargon politique.
La suite est dévolue aux grands partis californiens, que les MJ et PJ auront peut-être déjà découverts lors des élections municipales de fin 2030. Six grands mouvements nationaux se taillent la part du lion, avec respectivement :
Les Démocrates Visionnaires, qui comptent parmi leurs rangs certains des acteurs les plus populaires de l'indépendance. Mais leur éviction de la mairie de Los Angeles et les accusations de mollesse et de démagogie laissent craindre un déclin du parti.
Les Républicains Unifiés, au discours longtemps ambigu quant à l'indépendance californienne, partisans acharnés de la sécurité, de la décence morale et du relâchement fiscal.
La New Order Militia, réputée pour ses coups de force (au sens propre comme figuré), fondée par un ex-ganger, bien décidée à jouer les empêcheurs de tourner en rond et à bousculer les partis traditionnels. Son credo : toutes les minorités sont bonnes à défendre... pourvu qu'elles soient 100% californiennes.
Les Nouveaux Libéraux, défenseurs de l'Etat minimal où chaque chose doit être légalisée et autorisée au nom de la loi de la demande. Naturellement, le parti se fait le chantre de la privatisation absolue, à commencer par celle de la police - pour le plus grand bien des citoyens, cela va de soi.
Les Réalistes, qui se démarquent des autres partis par leur statut de religieux et de business-men assumés. Une structure hétérogène et touche-à-tout, retombée dans l'ombre médiatique, mais qui sait se montrer patiente et changer son fusil d'épaule (le succès du brevet "Larger than Life" en étant la preuve).
Et enfin les Compagnons, qui semblent avoir le vent en poupe depuis leur accession à la mairie de Los Angeles. Mais au final; s'agit-il de penseurs bohêmes ou de réels hommes et femmes de terrain ? Les électeurs commencent à se poser la question et leur sanction risque de tomber tôt ou tard. Reste un point encore nébuleux : les origines du parti. Un point crucial, alors que l'on suppose d'anciens liens entre Kristin Lane et certains éco-terroristes...
A l'exception des Démocrates et des Libéraux, chaque parti voit son discours et ses projets explicités, sans oublier un portrait de ses figures les plus proéminentes et influentes. En encart : une interview du maire Kristin Lane, interrogée sur l'actualité tant de son parti que de la municipalité.
Avant-dernière partie du chapitre : la mairie de Los Angeles. La visite débute par quelques données techniques et architecturales, avant d'embrayer avec l'équipe en place (maire, conseil de ville, "controller", procureur général), chaque membre ayant une fonction et des attributions bien précises. Tout comme le Central du LAPD, la mairie est un véritable mille-feuilles, chaque étage comprenant un service ou un département distinct, le tout brassant un budget colossal de 6 milliards de dollars ! De même, cette partie dépeint la politique actuelle de l'équipe Lane, explore les sous-sols de la mairie et étudie les rapports entre la municipalité et la police ; rapports tant officiels, la mairie nommant le bureau chargé d'élire le chef de la police et votant le budget du LAPD, qu'officieux, la mairie possédant de nombreux leviers pour bloquer la carrière ou entraver le travail de policiers gênants. Un encart est d'ailleurs révélateur de cet état de fait, résumant le remboursement des dégradations lors d'une intervention de la police - et l'addition grimpe vite, très vite...
Pour conclure, les relations internationales, divisées en grands blocs : les Amériques, la Fédération Europa, la Russie, l'Afrique, l'Asie et l'Australie. Cette partie suit le schéma suivant :
Tout d'abord, chaque pays majeur dispose d'une position plus ou moins positive ou négative vis-à-vis de la Californie (exécrable pour l'Union, au beau fixe pour Europa, trop bonne pour être honnête pour le Japon).
Puis quelques paragraphes viennent présenter la situation et l'organisation du pays. A l'honneur : Europa (en plein déséquilibre est/ouest), la Russie (qui ronge son frein après de trop nombreuses défaites) et l'Afrique (victime d'une colonisation nouvelle version en vue de protéger les intérêts occidentaux, à laquelle la Californie participe activement).
Viennent à présent les Affaires en cours, en d'autres termes les enquêtes prêtes à l'usage. Pour commencer, quatre 10-18 sur fond de vol de voiture, de descente en boîte de nuit mal famée et d'homicides, avant de parvenir à deux scénarios :
Omni mundis creatura, qui fait suite au scénario "Un homme est mort" du supplément Saison 1-6 (Mai/Juin 2031): Helter Skelter. Les cops devront affronter l'une de leurs vieilles némésis, tout en acceptant de jouer les morts pendant quelques jours. Soit ils se m