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Dernier supplément de la deuxième saison de COPS, OSS 666 ouvre de nouveaux horizons aux policiers de Los Angeles : les différents domaines où, malheureusement pour eux, une plaque de détective n'aura que bien peu de poids pour délier les langues et mener une enquête. En d'autres termes, OSS 666 dépeint la communauté nébuleuse de l'espionnage et du contre-espionnage, la jeune armée californienne et le monde en vase clos des corporations ; sans oublier deux problèmes majeurs posés à la police, à deux échelles totalement différents : la menace terroriste d'une part, le phénomène grandissant de privatisation des services publics d'autre part. Et qui dit fin de saison dit également rebondissement et révélations, mais il en sera question plus loin dans cette fiche.
En guise d'introduction, on retrouve la traditionnelle rubrique "LAPD Blues" qui donne le pouls au sein du Central. Changement de perspective à cette occasion, au travers du journal désabusé du médecin traitant du COPS. A défaut de pouvoir soigner ses patients comme il l'entendrait, au moins peut-il recueillir certaines confidences, tantôt graves, tantôt légères. Plus loin, quelques articles de journaux de la presse californienne et étrangère, qui offrent les dernières actualités ¿ évènements majeurs comme nouvelles plus futiles.
Vient à présent le développement des thèmes évoqués ci-dessus, avec en tout premier lieu l'univers de l'espionnage ou - doux euphémisme - du renseignement. Sont décrits les six services les plus médiatiques, les plus efficaces et les plus redoutés du globe.
Figure emblématique de l'Union, la Central Intelligence Agency ouvre le bal. La lente transformation du restant des USA en état policier a grandement renforcé les pouvoirs de la CIA, désormais habilitée à agir à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Sont passés en revue, ainsi que pour les autres agences, son mode de fonctionnement et d'organisation, ses diverses sources et techniques de renseignement, ses liens plus ou moins avouables, le tout accompagné de quelques légendes urbaines plus délirantes les unes que les autres. Mais la CIA étant abonnée aux coups tordus, qui peut réellement distinguer le vrai du faux ?
Face à la CIA, son jeune adversaire californien, la Californian Internal Security Agency, créée dans l'urgence de la Sécession. Si elle n'a ni le budget ni la technologie dont dispose la CIA, la CISA compense par des sources plus diversifiées et par des attributions particulièrement floues ¿ comprendre, particulièrement larges. Là encore, quelques légendes urbaines pour, au choix, sourire ou craindre le pire.
De l'autre côté de l'Atlantique, deux agences règnent en maîtres. A l'ouest, le BundesNachrichtenDienst, au service de la Fédération Europa ; à l'est, le Glavnoye Razvedovatelnoye Upravlenie russe. Référence mondiale en matière d'antiterrorisme, le BND talonne à l'heure actuelle la toute puissante CIA, en disposant cependant d'une bien meilleure image de marque. Pour autant, une poignée de journaux européens dénonce ce qui semble devenir petit à petit une police politique... Info ou intox ? Quant au GRU, son efficacité n'a d'équivalent que sa cruauté, héritage de l'ère soviétique. Et tandis que la Russie fait son retour en force sur la scène internationale, plus agressive et déterminée que jamais, les militaires du GRU ne sont pas en reste et affermissent leur présence aux quatre coins du monde.
Service encore expérimental, l'Agência Internacional Antidrogas dispose pour le moment de peu de moyens, mais sa motivation n'a rien à envier aux autres agences. L'AIA est née de l'alliance de plusieurs pays d'Amérique Latine et d'Amérique du Sud, désireux de combattre l'emprise sanglante des barons de la drogue et de leurs cartels, mais également l'ingérence des militaires et espions nord-américains, dont on se demande quel est le véritable camp.
Enfin, le Canadian Security Intelligence Service, acteur mineur dans la mesure où ses attributions sont bien plus réduites que celles des agences ci-dessus. Pour autant, avec le voisinage des deux frères ennemis, Californie et Union, le CSIS ne risque pas de manquer de pain sur la planche... A noter que ce chapitre s'achève sur un encadré résumant les relations avec un agent secret, en tant qu'allié ou informateur.
Deuxième milieu évoqué : les forces armées californiennes, scindées entre la CALGUARD - la Garde Nationale californienne - et la CASDF - les forces d'autodéfense californiennes - cette dernière réunissant armée de terre, armée de l'air et marine. A chacune son haut-commandement, ses attributions et son organisation, en sachant que les cops croiseront tôt ou tard les hommes de la CALGUARD, habitués à prêter main forte en cas d'émeute, d'événement majeur ou de catastrophe naturelle. Cette section offre également la liste des principales bases militaires californiennes, des personnalités les plus célèbres des forces armées, des stratégies et opérations en cours de l'état-major. Pour terminer, reste le matériel propre à l'armée : armement, véhicules terrestres et aériens, télécommunications et bases de données, sans oublier le jargon et l'humour propres aux soldats. Comme pour les espions, un tableau présente les militaires en tant qu'informateurs et alliés des personnages.
Troisième milieu : le terrorisme en Californie, qui ne cesse de gagner en importance. Suite à des considérations sur la définition de terrorisme et à un récapitulatif des actes terroristes les plus retentissants depuis le 11 Septembre 2001, trois sections suivent :
Le terrorisme local, c'est-à-dire le terrorisme purement californien, le moins évolué mais celui auquel la police est le plus souvent confrontée. Cette mosaïque regroupe pêle-mêle les Unionistes et autres nostalgiques de l'avant Sécession, les Natifs lassés de l'inertie du nouvel état californien, les sempiternels opposants à l'état fédéral nourris aux images de Waco, ainsi que bon nombre de groupuscules communautaristes plus ou moins dangereux et sérieux.
Le terrorisme international, d'une toute autre envergure, divisé entre luttes religieuses, écologistes et anarchistes. Trois appellations particulièrement larges voire artificielles, où l'on croise aussi bien d'authentiques mafieux que des idéalistes fidèles à leurs engagements et autres fous de Dieu. Sans oublier qu'ici les moyens sont réels.
La lutte anti-terroriste, ce qui sous-entend définir l'infraction terroriste, appréhender le fonctionnement des cellules et distinguer les procédés et limites des divers groupements : en somme, lesquels iront réellement jusqu'au bout ? Plusieurs tableaux apportent des éclaircissements : statistiques des attentats, groupes les plus recherchés, attributions anti-terroristes au sein des forces civiles et militaires californiennes, relations avec les terroristes en tant qu'alliés et relations.
Cependant, si les terroristes contestent leur autorité aux états, d'autres entités poursuivent le même combat, à leur manière : les corporations et multinationales. Combat apparemment à leur avantage, preuve en est le succès de l'achat et de la "privatisation" du Libéria, du Laos et du Salvador. A cette occasion, le supplément détaille la situation nouvelle des trois pays et de leurs habitants, désormais propriétés privées de leurs corporations respectives, avant de développer le concept de "franchise corporatiste" - autrement dit de quartier ou ville dont les services publics sont tombés, légalement, aux mains d'une entreprise privée, pour le meilleur et pour le pire. La Californie n'échappe pas au phénomène, trois comtés ayant déjà cédé leurs pouvoirs en matière de police ; prochaine étape, Los Angeles ?
Enfin, une dernière section : la sphère internationale, détaillant l'organisation des affaires étrangères californiennes, la politique d'immigration du pays et le précieux statut des diplomates. Par mesure de simplification, les relations avec les délégations étrangères sont réparties en quatre catégories : pays amis, neutres, suspects et hostiles, l'Union rentrant naturellement dans la dernière catégorie. Suite aux pays, le supplément enchaîne avec une demi-douzaine d'organisations internationa